Aube
J'ai embrassé l'aube d'été.
Rien ne bougeait encore au front des palais. L'eau était morte. Les camps d'ombre ne quittaient pas la route du bois. J'ai marché, réveillant les haleines vives et tièdes, et les pierreries regardèrent, et les ailes se levèrent sans bruit.
La première entreprise fut, dans le sentier déjà empli de frais et blêmes éclats, une fleur qui me dit son nom.
Je ris au wasserfall blond qui s'échevela à travers les sapins : à la cime argentée je reconnus la déesse.
Alors je levai un à un les voiles. Dans l'allée, en agitant les bras. Par la plaine, où je l'ai dénoncée au coq. A la grand'ville elle fuyait parmi les clochers et les dômes, et courant comme un mendiant sur les quais de marbre, je la chassais.
En haut de la route, près d'un bois de lauriers, je l'ai entourée avec ses voiles amassés, et j'ai senti un peu son immense corps. L'aube et l'enfant tombèrent au bas du bois.
Au réveil il était midi.
Bukuritë natyrore të Tropojës
10 years ago
6 comments:
I lumtur sot! Ne shkretetiren e pafundme te blogeve, jam vec nje shishe absinti e hedhur tutje, jam absinti dhe i dehuri bashke.
Et c'est genial - la Déesse de la sagesse m'a (re)trouvé! Je t'ai toujours aimé et tu le sais!
Arber,
J'aime trouver et explorer à fond, je refuse d'appliquer le verbe "retrouver" :-)
Mire se erdhe!
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Ma Bohème
Je m'en allais, les poings dans mes poches crevées;
Mon paletot aussi devenait idéal;
J'allais sous le ciel, Muse ! et j'étais ton féal;
Oh! là! là! que d'amours splendides j'ai rêvées!
Mon unique culotte avait un large trou.
- Petit-Poucet rêveur, j'égrenais dans ma course
Des rimes. Mon auberge était à la Grande-Ourse.
- Mes étoiles au ciel avaient un doux frou-frou
Et je les écoutais, assis au bord des routes,
Ces bons soirs de septembre où je sentais des gouttes
De rosée à mon front, comme un vin de vigueur;
Où, rimant au milieu des ombres fantastiques,
Comme des lyres, je tirais les élastiques,
De mes souliers blessés, un pied près de mon coeur!
"la boheme, la boheme, on etait jeunes, on etait fous". que tu refuse ou pas, tout etait deja là, les pyramides, les grecs, les romains, eux, nous, moi, toi...et on a tout perdu...on explore pour retrouver ce qu'on a perdu, c'est à dire, notre propre humanité! "la boheme, la boheme, ca ne veut plus rien dire du touuuut" (ah Aznavour! c'perle kjo kenge!)
Il faut faire la différence entre le passé constructif et destructif.
Il ne vaut pas la peine de retrouver des ordures humaines du temps. Les monuments historiques sont autre chose, ils ont une autre dimension. Je parlais du passé immatériel, pas de monuments.
Tu sais, Paris me manque!
P.s. T'aimes Charles, he?
Pjesa ime e preferuar:
Moi qui criait famine
Et toi qui posais nue
hmmm...mendoj qe s'ka pasur te mire apo te keqinj, des geants ou des ordures, te bukur apo te shemtuar, te medhenj apo te vegjel, "grek apo shqiptar", ne ate kohe ka pasur thjesht njerez.
ne sot ndihemi "njerez", po aq sa mund te ndihet qen, nje yorkshire i parfumosur, me fjongo roze e qe lepin nje akullore.
"Moi qui criait famine
Et toi qui posais nue"
(eshte pjesa e preferuar gjithashtu.)
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